[Nouvelle collaboration avec Rémi.]
Surpassant de loin les plus abjectes créatures de légende que l'homme se plaît à inventer, un monstre d'entre tous terrible fait chaque jour des milliers de nouveaux cadavres. Inlassablement, je paye de mon sang le lourd tribut de l’histoire, de la contre-histoire, du pressoir à songe pour obtenir un thé à oublier le présent. Corrompant le sage jusqu'au plus profond de sa moelle, dévorant l'âme de l'innocent comme un vautour de la chair bouillante, le monstre sème la mort et crache sur nous. Mes rêves se font presser dans les couloirs à sons pour renflouer de mon portrait la poche trouée de l’Apocalypse, mon profil de sphinx comme seul regret.
Sa grotte est immense, plus grande que le monde physique lui-même, elle recouvre l'empire de verre de nos pensées, et nous y pénétrons le sourire aux lèvres. Les bancs de femmes se dispersent dans les eaux du monde, leurs yeux sont prit comme gemmes au commerce de beau. Regarde comme je suis fier, vois comme je suis grand,le sexe tendu comme le mât d'un navire en partance pour les enfers, laisse-moi venir en toi et mêler allègrement luxure et avarice.
Le rendu de ma mémoire semble n’être que piécettes qui, comme des résidus de plombs, coulent à pic dans les profondeurs du ventre maternel. Rampante, grisante, violente, lancinante, la créature rôde, sous son voile de sang et d'ébène. Je voudrais être riche de haillons, de chanson comme de cloques, de rien comme arme infaillible face au trafic des grands singes.
Surpassant de loin les plus abjectes créatures de légende que l'homme se plaît à inventer, un monstre d'entre tous terrible fait chaque jour des milliers de nouveaux cadavres. Inlassablement, je paye de mon sang le lourd tribut de l’histoire, de la contre-histoire, du pressoir à songe pour obtenir un thé à oublier le présent. Corrompant le sage jusqu'au plus profond de sa moelle, dévorant l'âme de l'innocent comme un vautour de la chair bouillante, le monstre sème la mort et crache sur nous. Mes rêves se font presser dans les couloirs à sons pour renflouer de mon portrait la poche trouée de l’Apocalypse, mon profil de sphinx comme seul regret.
Sa grotte est immense, plus grande que le monde physique lui-même, elle recouvre l'empire de verre de nos pensées, et nous y pénétrons le sourire aux lèvres. Les bancs de femmes se dispersent dans les eaux du monde, leurs yeux sont prit comme gemmes au commerce de beau. Regarde comme je suis fier, vois comme je suis grand,le sexe tendu comme le mât d'un navire en partance pour les enfers, laisse-moi venir en toi et mêler allègrement luxure et avarice.
Le rendu de ma mémoire semble n’être que piécettes qui, comme des résidus de plombs, coulent à pic dans les profondeurs du ventre maternel. Rampante, grisante, violente, lancinante, la créature rôde, sous son voile de sang et d'ébène. Je voudrais être riche de haillons, de chanson comme de cloques, de rien comme arme infaillible face au trafic des grands singes.



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