mercredi 24 juin 2009

Le Banc.

C'était une journée d'automne encore douce,
Tous deux sur un banc, nous contemplions le ciel,
Vêtu pour la saison de sa chemise rousse,
Un tableau merveilleux, aux couleurs irréelles.

Pâle comme les neiges, et aux cheveux d'or pur,
Bercée par un parfum de fraise et de vanille,
Tes yeux désarmants étaient froids comme l'azur,
Je te fixais, envoûté, sans que tu ne cilles.

Tout paraît si lointain, les images s'effacent,
Tu t'es enfuie au loin, et sans laisser de trace,
La mort a ton regard... et ton parfum tenace.

Je lance cette bouteille dans l'océan,
Et si elle te parvient, emportée par les vents,
Sache que je t'attendrais, toujours sur ce banc.

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