Au travers de la vitre poussièreuse, le ciel et la ville que mes yeux rencontrent sont flous comme si je les rêvais dans un demi-sommeil.Des jeux de lumières paradoxales dont tournoyer les flammes électriques autour d'un océan de même nature, et la lueur rassurante car familière de la lointaine prison semble une caresse à l'âme du voyageur, qui n'a que son regret comme seul manteau.
Aux ombres de la nuit, je chante des berceuses, m'imaginant les serrer contre mes os et torturer leurs chairs pour consoler leurs âmes. Mes pensées flottent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et la course effrénée jusqu'aux chemins stellaires verra l'épuisement s'abattre comme une guillotine sur l'espoir cadavérique de l'aveugle.
Tout projet qui ne sera pas avorté finira corrompu, et les cendres voleront aux vents comme seules réminiscences des images que l'on trouvait jadis si belles. Je n'ai que l'attente d'un départ -mais pas le mien- pour seule chaîne, et lorsque le tison incandescent du réel viendra l'évaporer, tu ne seras plus là. La vitre grise, collée à mes yeux dans une parfaite symbiose, sera le plus délicat des linceuls.
Aux ombres de la nuit, je chante des berceuses, m'imaginant les serrer contre mes os et torturer leurs chairs pour consoler leurs âmes. Mes pensées flottent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et la course effrénée jusqu'aux chemins stellaires verra l'épuisement s'abattre comme une guillotine sur l'espoir cadavérique de l'aveugle.
Tout projet qui ne sera pas avorté finira corrompu, et les cendres voleront aux vents comme seules réminiscences des images que l'on trouvait jadis si belles. Je n'ai que l'attente d'un départ -mais pas le mien- pour seule chaîne, et lorsque le tison incandescent du réel viendra l'évaporer, tu ne seras plus là. La vitre grise, collée à mes yeux dans une parfaite symbiose, sera le plus délicat des linceuls.



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